La lettre de décembre 2023

Chers Amis sur le Chemin,

Comme promis dans mon dernier mail, je viens vous donner de mes nouvelles en
espérant que ces lignes vous trouvent chacune et chacun en bonne forme.
J’ai eu mi novembre l’intervention prévue qui s’est déroulée avec succès. Je peux
ainsi faire des projets pour les assises du premier trimestre 2024 (consulter les dates).

« Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit où la vie et la
mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et
l’incommunicable, le haut et le bas cesse d’être perçu contradictoirement. » 
— André Breton.

N’est-ce pas ce surgissement incontrôlé dont nous faisons parfois l’expérience en
assise, mais aussi dans la vie de tous les jours? Ces minutes heureuses auxquelles
nous pouvons avoir accès de manière fortuite pour peu qu’on y prête attention ?
Celles-ci surviennent dans l’agréable, bien sûr, mais aussi dans le désagréable.
Nous sommes alors dans un lieu qui n’est pas un lieu (mais comment le nommer
autrement?) au-delà des mots, au-delà des contradictions ou des oppositions.

Et ensuite?…Surtout ne pas imaginer qu’une expérience spirituelle aussi infime soit
elle nous garantisse une stabilité quelconque, un point sécuritaire auquel nous
raccrocher.

Le zen nous donne l’occasion de nous ouvrir à notre instabilité, à nous affronter à
notre ombre. Oui ! à cet instant: manque de confiance, insatisfaction, douleur, mal-
être que je sens, que je ressens. Le corps parle, les phénomènes surgissent, les
accueillir sans rien en faire.

« Rien faire et rien qui ne se fasse «  disait Lao Tseu, c’est abandonner toute
propriété distinctive et trouver là le « Bien suprême ».

Le chemin spirituel est un chemin de paradoxe qui dérange notre esprit occidental.
Je vous souhaite donc un bon dérangement… gage d’une pratique engagée!

Je me réjouis de pratiquer à nouveau avec vous et d’ici là vous souhaite de belles
et lumineuses fêtes de Noël et de fin d’année.

Avec toutes mes amitiés.